<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-1257860549935634201</id><updated>2011-04-21T10:46:57.529-07:00</updated><title type='text'>hyperfalsch</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://hyperfalsch.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1257860549935634201/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperfalsch.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>hyperfalsch</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05778176297391954019</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>5</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1257860549935634201.post-3030197558695781257</id><published>2007-09-27T11:34:00.000-07:00</published><updated>2007-11-14T09:34:14.384-08:00</updated><title type='text'>L'oiseau bleu</title><content type='html'>C'était un matin d'avril où je glanais les souvenirs en compagnie de ma grand mère  lors d'une promenade dans son jardin. Le jardin de mes grand-parents; immense, encadré par une longue haie de cypres hauts de deux mètres, parcemé de quantité d'arbres, du noisetier à l'acacia, en passant par des abricotiers, des pommiers, des pins de Corse, et d'autres arbrisseaux, fleurs, potagers etc... &lt;br /&gt;Comme beaucoup de jardins, celui-ci est un véritable boulevard pour chats, parfois rapidement transformé en champ de bataille, avec des chats de goutières bouffant des bouts d'oreille de chats noirs, des chats angoras crachant sur des chats egyptiens, des chats maudits et borgnes poursuivant des chats boiteux, des chats au poil englué de crasse, des chats au poil à la senteur d'orange, des chats prolo, et des chats bobo copulant ou tuant selon l'humeur. Bref toute la société féline semble s'y retrouver pour le meilleur et pour le pire.&lt;br /&gt;Ce jour là, ce fut pour le pire. Ma grand-mère avait le nez dans ses hortensias pendant que j'observais deux chats se renifler amicalement. Lorsque qu'un énorme oiseau bleu-roi leur tomba dessus, chopa le malheureux de gauche, qui en était aux parties cruciales, puis disparu,aussi vite qu'il en était venu, dans les airs. Pendant ce temps là l'autre miraculé, s'était réfugié sous la haie. Nous étions les deux seuls témoins de cet enlèvement aussi violent que mystérieux.&lt;br /&gt;Je tapotais sur le dos de ma grand-mère, quelque peu hébété, et je lui racontais ce que je venais de voir. Elle sourcilla puis m'accompagna au fond du jardin. Rien aucune trace, ni sang, ni poil.Il y avait bien de l'herbes couchés,certainement écrasés par le poids d'un chat, mais ce n'était bien-sûr pas suffisant pour conclure à un enlèvement. D'ailleurs elle me tapota dans le dos puis finit par me dire que j'avais sans nulle doute rêvé, et ajouta diplomatiquement que cela pouvait très bien être un paon.&lt;br /&gt;Ce jour là j'étais parfaitement sobre et réveillé, et autant que je sache les paons ne volent pas, ou pas vraiment, ne sont pas carnivores, et n'arrachent pas des chats à la terre comme de vulgaire souris, ou bien?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1257860549935634201-3030197558695781257?l=hyperfalsch.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperfalsch.blogspot.com/feeds/3030197558695781257/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1257860549935634201&amp;postID=3030197558695781257' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1257860549935634201/posts/default/3030197558695781257'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1257860549935634201/posts/default/3030197558695781257'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperfalsch.blogspot.com/2007/09/loiseau-bleu.html' title='L&apos;oiseau bleu'/><author><name>hyperfalsch</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05778176297391954019</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1257860549935634201.post-8545624117096120618</id><published>2007-08-21T12:09:00.000-07:00</published><updated>2007-09-11T16:31:04.002-07:00</updated><title type='text'>Les prieurs cachés d'Anvers.</title><content type='html'>Il se faisait tard, la lune se mouillait au zénith dans les nuages et je revenais du Cafe de Tijd, après quelques Westmalle englouties en bonne compagnie. Mon vélo, une épave, était attaché par un anti-vol qui représentait le triple de sa valeur, à un grillage près de la grande cathédrale gothique d'Anvers.L'anti-vol était un U en acier, qui a donc l'avantage d'être sûr et le désavantage d'être extrêmement rigide. Le type qui me vendit la bête, me conseilla d'une voix mortifiée par un tabagisme trentenaire, d'attacher le cadre et la roue avant ensemble. La démonstration fut simple, mais l'application avec un poteau ou une barrière s'avèra plus ardue. J'avais, ce soir-là donc, laborieusement bouclé le cadenas contre ce foutu grillage, de tel façon que lorsque je dus le réouvrir, je ne pus atteindre la serrure. Après un bon quart d'heure d'acharnement, j'en fus venu à la conclusion qu'il fallait passer derrière le grillage, haut de bien deux mètres, pour ouvrir le machin. Il y'avait un espace, entre les murs de la cathédrale et le grillage, qui m'était dissimulé par une longue bache étendue tout le long. Galvanisé par la boisson, j'entrepris tout de même de l'escalader.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gauchement je passais de l'autre côté, et une fois derrière je me suis retrouvé nez-à-nez avec un petit groupe de trois personnes qui étaient agenouillés face aux contreforts de la cathédrale. De suite un des types se leva et vint vers moi et me tendit la main, affichant un sourire béat. Puis il se retourna vers la cathédrale, et me demanda si je ressentais la puissance qui émanait de ces murs. Un peu interloqué, je lui dit que non je ne ressentais rien en particulier, néanmoins que je trouvais cette cathédrale sublime.Sur ces mots il se se tourna de nouveau vers moi, le regard visiblement illuminé par mes propos. Pendant ce temps là, ses deux camarades continuaient à observer la cathédrale, et visiblement se contre foutaient de ma présence, et à raison. Le brave type, suave, m'invita, à méditer avec ses amis, coincés entre deux poubelles et une bétonnière. Je repoussais gentiment l'invitation et me penchais, en soulevant la bache, sur le cadenas. Une fois le cadenas ouvert, et le vélo libre, je fus pris d'une certaine angoisse. Un grillage me séparait de mon épave. Je commencais alors à chercher un endroit pour m'extirper de ce trou à cons, quand le brave type me proposa de me faire la courte échelle. J'acceptais volontier et mis mon pieds sur ses mains solidement entrecroisées et bien qu'il fut lumineux de ferveur, il ne le fut pas d'intelligence, et alors que je m'accrochais en haut de la grille, il donna une grande impulsion des bras qui me jeta d'un bond de l'autre côté, où je m'écrasais lamentablement dans un tas d'ordures. Je me relevais, le pantalon déchiré. Enervé j'empoignais mon épave, lorsque je fus interpellé de derrière la grille. Je reposais l'épave et m'approchais, quand soudain je vis une main sortir du dessous du grillage tendant une cigarette. L'excuse pour son excès de zèle. Je l'acceptais volontier. Clope au bec, je m'appretais à enfin chevaucher ma bête, quand sa petite voix plaintive se refit entendre. Je revenais vers la grille, et je vis reparaitre ces deux petites mains sous la grille m'offrant la flamme d'un briquet. Je m'abaissais donc, et une fois la clope allumée, je l'entendis me bénir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis le genoux en sang, le fute déchirée, et béni je rentrais chez moi en me jurant de ne plus jamais accrocher mon anti-vol avec la roue avant.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1257860549935634201-8545624117096120618?l=hyperfalsch.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperfalsch.blogspot.com/feeds/8545624117096120618/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1257860549935634201&amp;postID=8545624117096120618' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1257860549935634201/posts/default/8545624117096120618'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1257860549935634201/posts/default/8545624117096120618'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperfalsch.blogspot.com/2007/08/les-prieurs-cachs-danvers.html' title='Les prieurs cachés d&apos;Anvers.'/><author><name>hyperfalsch</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05778176297391954019</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1257860549935634201.post-3618302818958578824</id><published>2007-08-14T08:01:00.000-07:00</published><updated>2007-11-14T09:47:31.673-08:00</updated><title type='text'>Le petit gros d'Haast beach.</title><content type='html'>Imaginez une plage s'étendant sur des kilomètres, où jonchent,par centaines, des troncs d'arbres morts, désertée par la vie, écrasée par des couchés de soleil somptueux comme seul sait nous donner l'hemisphère sud sous ces lattitudes, battue par les longs rouleaux de la Tasmanie, enfin dominée par les fjords enneigées au loin et si votre imagination est assez fertile, alors peut-être pourriez-vous entrevoir la beauté monumentale de Haast Beach.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'était le début de l'été. Avec deux autres camarades, gédéon, compagnon de route et de beuveries, et Fabien, suisse excentrique mythomane,on remontait la côte de Milford Sound vers Hokitika. La nuit tombant,on s'était trouvé un motel parfaitement hitchcockien pour une poignée de dollars. Au bar poussiereux et collant, tenu si je me souviens par une petite vieille, à peine arrivé, on acheta les deux dernières bouteilles de jack et fila directement vers la plage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une fois sur place, le bois ne manquait pas. On fit un petit feu bloqué entre deux vents puis on commença alors à siroter allègremment, seuls au monde, sous les cieux en fête et au meilleur de leur forme. Au bout d'un moment dans l'allégresse de la nuit, porté par l'alcool, je commençais à partir vers l'océan et à me déshabiller, lorsque je vis sur la voûte mouchetée, à la jonction du ciel et de l'océan, se dessiner une silhouette qui peu à peu s'approchait . Effrayé je tournais les talons et allais rejoindre mes pochards de potes. Je leur expliquais qu'il y avait un type se baladant seul sur la plage à une cinquantaine de mètres de nous.Fabien se mit à gueuler vers la direction que j'avais indiqué, vers la voie lactée qui transperçait, victorieuse, les ténèbres, et qui procurait une singulière impression de petitesse. On commençait à crier et à jurer tout un tas de conneries pour se rassurer, on imaginait un paysan sans tête, et on levait le cul des bouteilles en beuglant de plus bel. Lorsque finalement une ombre colorée apparu par à-coup, puis enfin un gros type se présenta aux soubresauts des flammes. Curieusement notre premier réflexe, fut de lui proposer une chaude gorgée de jack. Il n'y prêta pas attention. Après un très bref instant, il baragouina dans un anglais en ruine un semblant de question, nous demandant si nous n'avions pas vu quelque chose. Un peu interloqué, mais aussi réjoui par cette rencontre plus qu'irréelle, on lui demanda quoi donc? Il rétorqua qu'il attendait son frère. Sur le moment on ne sut quoi répondre, et on répéta juste "ton frère", d'un ton peut-être sarcastique. Il leva brièvement les épaules, puis reprit. Il nous expliqua (enfin de ce que l'on put comprendre), que son frère - il montra vaguement l'océan - avait disparu il y'a une quinzainne d'années dans la Tasmanie, et que de temps en temps il revenait les nuits comme celle-là, venir le voir et parler. On commença à éclater de rire. Le petit gros ne s'en choqua pas,resta silencieux un instant, puis s'en alla dans la nuit, ou l'océan - difficile à dire. La beuverie continua, tranquillement, avec les vagues gelées,la flore de la nuit en rotation et quelque part hantée par ce curieux bonhomme. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Encore aujourd'hui par moment je m'imagine, ce frère surgir d'entre les rouleaux, indisciblement puis de plus en plus nettement, comme celle de ce type qui m'était apparu cette nuit. Je le vois marcher doucement vers son frère qui l'attend sur la plage, les pieds frappés par l'écume douce des vagues, lui tendant ses bras et son gros ventre. Je les vois partir tous les deux le long de la plage,discutant sous les étoiles attentives, entre les troncs morts, l'un laissant des traces dans le sable, l'autre non.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1257860549935634201-3618302818958578824?l=hyperfalsch.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperfalsch.blogspot.com/feeds/3618302818958578824/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1257860549935634201&amp;postID=3618302818958578824' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1257860549935634201/posts/default/3618302818958578824'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1257860549935634201/posts/default/3618302818958578824'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperfalsch.blogspot.com/2007/08/haast-beach-et-son-chercheur-de-fantmes.html' title='Le petit gros d&apos;Haast beach.'/><author><name>hyperfalsch</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05778176297391954019</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1257860549935634201.post-4394304166804661031</id><published>2007-08-06T08:32:00.000-07:00</published><updated>2008-09-14T10:57:22.789-07:00</updated><title type='text'>L'habitant du cimetière d'Auckland</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_LRzsLSgFRYI/RucqbYJiQgI/AAAAAAAAAAU/KDsybtoDWQ8/s1600-h/auckland+cimetery.jpg"&gt;&lt;img style="float:center; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_LRzsLSgFRYI/RucqbYJiQgI/AAAAAAAAAAU/KDsybtoDWQ8/s200/auckland+cimetery.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5109098952102396418" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Si un jour vous avez la chance de vous retrouver à Auckland en Nouvelle-Zélande, je vous conseille un endroit indiqué dans aucun guide touristique. Et pour cause, il se trouve dans les tréfonds du fond du plus grand cimetière désaffecté de la ville, Juste aux pieds des ponts de l'autoroute, dans une petite clairière, entre deux tombes bancales et un ruisseau. Là git un curieux bonhomme, certainement déjà à demi mort depuis plusieurs décennies, qui hante les lieux principalement la nuit, surtout après minuit, pour trouver un temps soit peu de compagnie et des restes de civilisation, tels que des couillons bourrés, des heroinomanes, des sataniques, ou pourquoi pas des touristes égarés,(certes moins locaces).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous faisions partie donc de la catégorie des couillons bourrés. J'étais alors avec deux camarades de cuite, Mike, petit français death metalleux à l'accent ensoleillé et un brin frappé, et Martyn, un suisse-allemand, fan de Bob Dylan, presqu' écrivain, également un brin frappé et moi-même. On avait dû déjà enquiller 5 ou 6 bières chacun, lorsque l'on se perda, certes plus ou moins consciemment, dans le tuf du cimetière, sous les palmiers nocturnes, qui ici-bas perdaient quelque peu de leur charme estival . On était donc assis dans l'herbe mouillé, attelés à nos bières et cigarettes, lorsque subitement, on entendit des bruissements dans les buissons d'à côté. Bruissements qui devinrent vite un raffut de craquements de branches, de pietinements excédés qui se dirigeait clairement vers nous. Martyn pensait à un chien, Mike à rien du tout, et moi à un homme. Une seconde plus tard le sort me donna raison, et ce fut un type qui sortit des ténèbres. Il nous demanda avec un accent infernal s'il pouvait se joindre à nous et boire quelques bières . On lui offrit donc une steinlager puis interloqué on lui demanda, ce qu'il foutait à cette heure-ci, à cette endroit, et surtout tout seul. Il nous répondit simplement qu'il vivait ici, juste à côté, et qu'il n'avait pas vu quelqu'un dans le coin depuis plus d'une semaine. Il nous expliqua aussi qu'il était dealer depuis plus d'une trentaine d'années et que le cimetière représentait le lieu le plus tranquille au monde, qu'il sortait une fois par semaine s'acheter de la nourriture chez le chinois juste en face du cimetière, et sinon il restait (en)terré ici, loin du monde, à gober des exta, du LSD, fumer des pets et littéralement se défoncer le crâne, seul avec les morts . Mike était parti pisser près d'un bosquet d'arbres et de tombes depuis plus d'une dizaine de minutes déjà, lorsque notre demi-mort me demanda une cigarette. La flamme du briquet nous permit, à Martyn et à moi, de se faire une idée pendant l'éclat d'une seconde de l'état réel de notre interlocuteur. Des doigts tordus, inexplicablement sans ongles, le crânes clairsemé de long cheveux, un visage décharné, et des yeux exorbités, globuleux, avec un iris blanc légèrement bleuté. Je ne pouvais pas distinguer l'expression de Martyn, mais je pouvais entendre son silence. Il me demanda subitement en allemand, où était Mike, et ajouta que même avec 15 litres de bière on ne pisse pas pendant plus de 10 minutes. On conclua donc qu'il était temps de déguerpir. sans dire aurevoir, on abandonna notre pack de bières au monstre, qui bizarrement, si mes souvenirs sont bons, ne fit aucune remarque. Peut-être de nouveau mort, en train de patauger dans le styx. Puis commença une véritable course vers les vivants, guidés par les lointains scintillements de la civilisation qui perçaient entre les croix, palmiers, mausolés, fougères, grillages etc... Une fois en haut, nous criâmes deux ou trois fois le nom de ce brave Mike, puis on se serra la main. Martyn s'en alla chez lui en chantant du Dylan, et moi je me réfugiais chez un israélien, qui habitait pas loin sur la K'Road.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;le lendemain, alors que j'avais déjà commencé mon deuil, je croisais Mike dans la rue . Il me raconta quand allant pisser il croisa un maori, seul lui aussi, avec qui il parla tatouages et filles le restant de la nuit dans un bar...Finalement les cimetières sont des endroits assez vivants.&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1257860549935634201-4394304166804661031?l=hyperfalsch.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperfalsch.blogspot.com/feeds/4394304166804661031/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1257860549935634201&amp;postID=4394304166804661031' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1257860549935634201/posts/default/4394304166804661031'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1257860549935634201/posts/default/4394304166804661031'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperfalsch.blogspot.com/2007/08/lhabitant-du-cimetire-dauckland.html' title='L&apos;habitant du cimetière d&apos;Auckland'/><author><name>hyperfalsch</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05778176297391954019</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_LRzsLSgFRYI/RucqbYJiQgI/AAAAAAAAAAU/KDsybtoDWQ8/s72-c/auckland+cimetery.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1257860549935634201.post-5029140432352047428</id><published>2007-07-31T02:23:00.000-07:00</published><updated>2008-09-14T11:02:25.187-07:00</updated><title type='text'>le prophète incompris</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;C'était un Samedi. J'étais à Anvers pour un stage depuis déjà presqu'un mois , et venais de passer une longue nuit à écumer des bières dans quelques bars en compagnie de deux collègues de travail.Un petit groupe parfaitement pittoresque.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;L'immense Piotr, 1m80 au garrot, polonais jusqu'au bout des doigts de pieds, l'esprit pointu et explosif ,shooter de vodka de haute voltige à ses heures, Sarah, petite indienne au regard espiègle, qui toise sur la pointe des pieds le 1m50 et que trois verres de vins rouge terrassent pour un après-midi, et moi-même le frenchy à l'accent carte postale, qui traine ses blagues comme des casseroles.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;Nous avions donc une nuit blanche et un sommeil court sur pattes dans les jambes et nous nous appretions à aller au cinéma, lorsque je fus accosté par un indien dans la rue. Ce-dernier me jaugea d'un oeil extralucide, un brin fiévreux, et m'annonça finalement dans un anglais approximatif, que mon front portait la marque du bonheur, que mon étoile resplendissait( il regarda au-dessus de ma tête comme si elle était posée dessus, un peu comme pour les sapins de noël) , et pour finir que l'opportunité de ma vie s'offrirait à moi le mois suivant. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;Devant cet étalage de bonnes nouvelles, mon coeur fit un bond, et je sentis comme une douce chaleur m'envahir.Puis il m'invita " for confidential revelation". Sarah, me conseilla d'y aller, tandis que Piotr me faisait les gros yeux. Il faut dire que nous avions un film qui nous attendait. Le Bonhomme devant mon hésitation me fit alors un tour de passe-passe pour me convaincre. Il me donna une boulette de papier, et me demanda de lui dire un chiffre entre 5 et 10. Instinctivement je répondis 7 et le papier, qu'il venait de me donner, contenait effectivement un 7. Vieux truc de neurologues, il nous vient toujours les informations les plus évidentes en premier, et 7 est le chiffre symbolique avec 3 dans notre culture occidentale.D'ailleurs pour prendre le moins de risques possibles il me proposa juste un chiffre entre 5 et 10. Il fit à peu près le même coup à Sarah avec les fleurs, qui répondit spontanément....vous avez deviné. La rose. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Trebuchet MS;"&gt;Puis vint le tour de Piotr, et les choses dès lors n'allèrent pas comme prévu. Il lui demanda une couleur, Piotr lui dit donc la première qui vint, et ce fut le "violet". A priori ce n'était pas la couleur escomptée. Notre Gourou commença alors à menacer le polonais, à baragouiner tout un tas de choses, du sermon sur l'argent, qui n'aurait donc aucune valeur, aux "dix fenêtres" que chacun possèderait. C'est-à-dire les deux yeux, les deux narines, les deux oreilles, le nombril, le sexe, le trou de bal et enfin l'esprit . D'ailleurs notre indien à chaque nouvelle fenêtre énumérée, se touchait la partie concernée, ce qui lui apporta beaucoup de crédits, surtout lorsqu'il s'agissait des narines et de son rectum (deux doigts dans le nez et un doigt dans le cul). Enfin pour bien illustrer ses propos sur l'argent, il embrassa la pièce que lui donna Sarah, ce qui exaspéra mon polonais. Notre devin, perdait petit à petit de sa superbe, pour endosser finalement l'allure d 'un pauvre fou. Le bougre nous laissa finalement en soliloquant quelque chose sur les 10 fenêtres, des vérités qu'il sera à jamais seul à comprendre.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Trebuchet MS;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Trebuchet MS;"&gt;Dommage, ses prédictions étaient meilleures que celles du dernier prophète croisé (on en trouve pas mal en nos terres), qui m'avait annoncé ma mort le 17 avril 2003...&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Trebuchet MS;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1257860549935634201-5029140432352047428?l=hyperfalsch.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperfalsch.blogspot.com/feeds/5029140432352047428/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1257860549935634201&amp;postID=5029140432352047428' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1257860549935634201/posts/default/5029140432352047428'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1257860549935634201/posts/default/5029140432352047428'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperfalsch.blogspot.com/2007/07/anecdote-n1.html' title='le prophète incompris'/><author><name>hyperfalsch</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05778176297391954019</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
